...............................Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches........................ (Pierre Desproges)
Coucou me revoili.Après une année sans connexion en tous genres et donc internet je reviens.Forcément la période est croustillante.En effet la recette qu'on va tenter de nous servir dans les mois qui viennent est truffée de sales coups,de vengeances,de mises en examen...En somme ça donne faim !
Et quelle cruelle déconvenue pour le sus dénommé dictateur et quelle facheuse photo que celle-ci :
Facheuse non seulement pour sa coupe de cheveux mais encore plus pour le contraste qu'elle offre avec la photo de mon dernier post...
Bref ,ce "Lion" qui a donné son sang selon la terminologie utilisée dans un article sur le site de M Collon avait tout de même à l'époque de la révolution lybienne été le modèle de toute une partie des penseurs <alternatifs et engagés> partout en europe et notamment en France.Suscitant dans la foulée un espoir pour tous les pays impliqués dans ce nouvel pan arabisme.En gros...
Et j apprends via le Canard enchainé (26.10.11) que Obama et Sarkozy ont donné l'ordre d'exécution de Khadafi.
Non sans blague ? J ai bien fait de reprendre une connexion./
ZEL
26 mars 2011
KHADAFI ?
24 novembre 2010
EDITO MONDE LIBERTAIRE
éditorial du n°1613
On est milieu novembre et les fêtes de Noël
approchent. L’heure est venue pour les commerçants d’appeler à faire des
cadeaux et pour les mairies de décorer nos villes. Le faste de Noël se
déploie, la folie consumériste prend son pied et, déjà, dans nos rues,
les guirlandes remplacent les drapeaux syndicaux. Bientôt, les slogans
grévistes seront noyés dans les chants de Noël, et les manifs laisseront
place aux marées humaines des grands magasins. L’heure n’est plus à la
lutte, mais à la paix sociale autour d’une dinde farcie pour les uns et
d’une tranche de jambon blanc pour les autres. Triste époque. En
parallèle, le faste électoral envahit les médias. Chefaillons en herbe
ou vieilles barbes du pouvoir, tous ne jurent plus que par 2012,
sacro-sainte année qui les verra peut-être grimper les marches du trône.
Gentiment ou violemment – mais toujours fraternellement (intérêt de
classe oblige) –, ils se tirent dans les pattes, essayant tant bien que
mal de tirer la couette de la légitimité populaire vers leur parti. Des
blagues et faux esclandres montés de toute pièce de Mélanchon aux
déclarations antisarkozystes de Villepin, en passant par les flirts
UMP-extrêmes droites, on baigne en pleine mer d’hypocrisie, de mensonges
et de manipulations. Espérons que cette fois-ci, le populo ne se
laissera pas berner par tous ces pères Noël électoraux, sans quoi on
sera obligé de dire que si les enfants croient au père Noël, les
adultes, eux, croient aux élections. Et, franchement, c’est encore plus
risible !
REVUE DE PRESSE
En ce moment,ça fait fort...
Libé Toulouse 200 CDD en treize ans de carrière: une postière aux prud'hommes
Cette employée ariégeoise de la Banque Postale dénonce son «exploitation abusive» par la Poste...
Vive la destructuration du code du travail,le prochain 'chantier' de ces enfoirés...
Amine Bénalia-Brouch, rendu célèbre pour les propos controversés du
ministre de l'Intérieur, raconte dans un livre comment plusieurs
personnalités de l'UMP ont tenté de le manipuler.
Sabina Guzzanti : Berlusconi's nightmare.
Draquila ou « la dictature de la merde», un documentaire édifiant de Sabina Guzzanti, par Cesare Piccolo (la Mèche 8)
Un an et demi après le séisme
meurtrier qui a ravagé l’Aquila, un documentaire à la Mickael Moore,
signé de la réalisatrice Sabina Guzzanti, décrit la mise à sac de l’une
des ville d’art italiennes, au mépris des victimes, de la justice, des
libertés constitutionnelles.
Quand la terre a tremblé, le 6 avril 2009 à l’Aquila,
faisant 300 morts et 50 000 sans abris, le peuple a pleuré, les
secouristes ont creusé... mais un petit gang de constructeurs a sablé le
champagne et échafaudé le business. Quatre jours après le drame, le roi
Silvio exhibait devant ses télévisions le projet de ville nouvelle
destiné à faire oublier la vieille cité d’art, à reloger les rescapés et
à assurer des bénéfices millionnaires à ses amis.
La
réalisatrice Sabina Guzzanti est un talentueux personnage, à mi-chemin
entre Mickael Moore et les Guignols. Virée de la télé publique en 2003
malgré ou à cause de son succès extraordinaire, Sabina a continué à
taper sur l’imbécile arrogance du pouvoir et les couilles molles de
l’opposition avec des spectacles, des apparitions télé en tant
qu’invitée et surtout ses longs métrages.
Jack Dion - Marianne | Mardi 23 Novembre 2010 à 15:01 |
DSK a fait un rêve… Celui d'une Europe où les citoyens
travailleraient plus, où un marché du travail unique s'imposerait et où
la Commission européenne aurait toujours plus de pouvoir. Un songe qui
s'avère tellement audacieux qu'il risque fort de ne jamais se réaliser.
Et heureusement, car ce serait un véritable cauchemar pour les pays
membres.
La boucherie inutile du chemin des Dames amena la contestation dans les deux camps.
Michel MENGNEAU
« Le commun idéal qui exalte et unit les prolétaires de tous les pays les rend plus réfractaires tous les jours à l’ivresse guerrière, aux haines et aux rivalités de nations et de races. Oui, comme l’histoire a donné le dernier mot à la République si souvent bafouée et piétinée, elle donnera le dernier mot à la paix, si souvent raillée par les hommes et les choses, si souvent piétinée par la fureur des événements et des passions. » - Jean Jaurès, extrait du discours à la jeunesse, le 30 juillet 1903 à Albi devant les élèves du Lycée de cette ville où ce grand pacifiste y fit lui aussi ses études.
C’était une vision éclatante et perspicace sur nos sociétés, et, par une bassesse honteuse des dominants, ce visionnaire sera assassiné le 31 juillet 1914 trois jours avant le début de la grande hécatombe de 14/18. Etrange destin que celui de cet homme hors du commun qui ne verra pas ce qu’il avait si souvent dénoncé, la guerre et ses horreurs.
Seulement voilà, 107ans après le discours à la jeunesse on est encore à honorer les morts de cette abomination. Que l’on ne s’y trompe pas, s’il n’est pas dans mes idées de contester que l’on rende hommage à ceux qui on laissé leur vie sur les champs de bataille, par contre il semblerait logique que l’on ne se trompât pas de discours…
Certes, on ne peut qu’avoir du respect pour ceux qui on laissé leurs vies, la moitié du visage, un membre, leurs jeunesses pour défendre des causes qui souvent n’étaient pas les leurs, et d’entendre dire que le pays les remercie pour les sacrifices qu’ils ont fait. Non, cela est à peine concevable dans un monde où de temps en temps il serait bien de rétablir certaines vérités et de dire que cette guerre, dont ceux qui en sont sortis vivant diront : « plus jamais ça ! », fut avant tout au service du capitalisme se servant d’un nationalisme exacerbé. Oui, les marchands de canons, les maitres de forge eurent la part belle dans cette tuerie, puisque se sont en fait ces seuls bénéficiaires qu’indirectement on remercie en honorant ceux qui se sont fait tuer pour faire tourner à fond l’industrie du capital.
Les révoltés de mai 1917 ne s’y sont pas trompés en concevant les paroles de « La chanson de Craonne » :
-C’est malheureux d’voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c’est pas la même chose
Au lieu d’se cacher tous ces embusqués
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendre leurs biens, car nous n’avons rien
Nous autres les pauv’ purotins.
Malheureusement ont connaît la suite de l’histoire, cependant il n’est pas inutile de la rappeler.
La boucherie inutile du chemin des Dames amena la contestation dans les deux camps. Attaque, contre attaque, ordres insensés, tout y fut pour ouvrir le chemin de la révolte.
Officiellement, c’est le 17 avril 1917 que l’on a recensé les premiers mutins de l’Armée française, environ 230 si l’on en croit ce que l’on a bien voulu dire ; ou taire ! Déjà, quelques jours avant, certains avaient cassé la gueule à leur officier et refusé d’aller se faire tuer pour reprendre quelques cent mètres de tranchée ou bien une casemate déjà à moitié rasée, pris et repris l’avant-veille, repris et pris la veille par l’un ou par l’autre des deux antagonistes. Finalement, les historiens avancent le nombre approximatif de quarante mille rouspéteurs, contestataires, rebelles, mutins, à mi-mai 17. On est loin des chiffres officiels !
Le 15 mai, pour régler ce problème, Poincaré et le ministère de la Guerre eurent une idée de génie, ils virèrent Nivelle et mirent à la place Pétain. Dans les livres d’Histoire on nous a dit que se fut le futur Maréchal qui régla la contestation en accordant des permissions plus longues, des montées au front plus courtes avec plus de dopage en vin et en gnole (appelée par les poilus le « Monte-en-ligne »), pudiquement désigné comme amélioration du ravitaillement. En fait, les choses se sont réglées plus brutalement.
Officiellement, une fois de plus, on annonce le chiffre très précis de quarante-deux mutins fusillés. Pour être plus juste, on peut utiliser le terme de décimation. En annonçant le chiffre minimum d’un millier de punis, l’on se rapproche de la vérité. Malheureusement, nous ne saurons jamais le nombre exact de fusillés puisque les proches, les familles reçurent le simple message : « Mort au front, tel jour… », ou bien « Mort pour la France », sans qu’il soit précisé que ce fût sous les coups de l’ennemi. Seuls les désignés pour servir les pelotons d’exécution eurent longtemps des nuits agitées. Traumatisés, perturbés par le souvenir ineffaçable de l’instant où leur doigt appuya sur la détente du Lebel…
Eh oui, il savait pourquoi il se battait : « Pour les exploiteurs »… et ils s’étaient mis en grève !
Mais l’exploiteur ne le voyant pas de cette façon là, fait comme à chaque fois que son dictat est contesté, il mate la rébellion avec des moyens expéditifs et sans pitié. C’est donc pour la mémoire de ces martyres du capital que tous les ans il faut se pencher sur leur tombe en disant plus jamais ça. D’autant que la plupart des guerres qui courent de nos jours sur la planète sont souvent, sous des prétextes fallacieux, les faire valoir et l’apanage des capitalistes qui n’ont aucun sentiment de respect pour l’humain quand il s’agit de servir leurs intérêts. Et quand on veut nous embringuer dans une guerre d’Afghanistan qui ne sert que des intérêts énergétiques, c’est de cela dont il faut discourir le 11 novembre pour l’empêcher car en y réussissant se sera vraiment : plus jamais ça.
C’est en refusant la guerre que l’on servira la grandeur de la France, et non les armes à la main comme trop de discours en ont fait ou en font encore l’apologie.
Ce jour là, le 11 novembre, sera alors une vraie commémoration et les martyres du capital n’auront pas été fusillés pour rien. Gloire aux vaincus !
26 octobre 2010
Retraites : Ce que l'on ne dit pas, aux Français...
SUR L'EN DEHORSUn rapport* de l'INSEE que tous les syndicats et partis
Nous vivons de plus en plus longtemps... Il y a de plus en plus de retraités pour toujours moins d'actifs. Il faut donc travailler plus longtemps... Oui, MAIS...
Espérance de vie
- Espérance de vie des Hommes : 78 ans - Espérance de vie des Femmes : 84 ans Oui, Mais... 76 ans pour les Ouvriers, 82 ans pour les Cadres !
- Espérance de vie des Hommes en bonne santé : 63 ans - Espérance de vie des Femmes en bonne santé : 64 ans Oui, Mais... 59 ans pour les Ouvriers, 69 ans pour les Cadres !
C'est l'espérance de vie en "Bonne Santé" qui détermine le temps pendant lequel le retraité profite de sa retraite. De plus, si le nombre de retraités augmente, le nombre d'actifs, en croissance jusque 2010, devrait rester stable jusqu"à 2050. Depuis 1960, la productivité a été multipliée par 5. Ce qui signifie qu'un actif de 2010 produit 5 fois plus de richesses qu'un actif de 1960. Cela signifie aussi qu'un actif devrait pouvoir "financer" plus de retraites. D'autant qu'on estime que dans les 40 prochaines années, la productivité devrait encore doubler.
On nous demande de travailler plus longtemps ? Or..
- Les Entreprises se débarrassent de leurs employés avant 60 ans. Aujourd'hui, 6 salariés sur 10 sont sans emploi à l'heure de la retraite ! En moyenne, les séniors sont écartés de l'emploi à 58,5 ans. - Le chômage des jeunes n'a jamais été aussi élevé : 23% des actifs de 15-24 ans sont à la recherche d'un emploi !
L'argument des déficits
Suivant les différents scénarios élaborés par le C.O.R (Centre d'Orientation des Retraites), le solde annuel du système des retraites atteindrait en 2050 un déficit maximal de 120 milliards d'euros, soit 3% de la richesse Nationale (PIB). Oui, mais... A force de discours alarmistes sur les déficits, discours largement relayés par les médias, on en oublierait presque que la France est un pays riche Ces 20 dernières années, la richesse (PIB) de la France a doublé et on prévoit un nouveau doublement d'ici 2050 (Source : 8ème rapport du C.O.R.) Dans le même temps, la rémunération du travail (salaires + cotisations) a progressé moins vite que la richesse Nationale. Ces 30 dernières années, 10% de la richesse produite (200 milliards) a été transférée de la rémunération du Travail vers les profits (Actionnaires), soit 8 fois le déficit de la Caisse d'Assurance Vieillesse ! Ce transfert a bénéficié aux revenus financiers (dividendes versés aux détenteurs des capitaux des Sociétés). Ainsi, en limitant la progression des salaires au profit des actionnaires, on limite aussi les cotisations qui alimentent les caisses de retraite et on crée les déficits.
Transfert de richesse + Déficits + Battage médiatique = Réforme des Retraites
Les déficits ne sont pas une fatalité, mais résultent de choix politiques.
A ces déficits, se sont superposés les effets de la crise économique :
Crise économique=Chômage=Diminution de la Masse Salariale=Perte de Cotisations
La moitié des déficits de ces 10 prochaines années est liée à la crise, provoquée, ne l'oublions pas, par les Financiers. En dégradant nos retraites pour cause de déficit, on nous fait payer une crise économique dont nous ne sommes en rien responsables !
Les précédentes réformes
1993 = Mesures "Balladur" :
- Calcul sur la moyenne des salaires des 25 meilleures années, - 40 années de cotisations au lieu de 37,5, - Indexation sur les prix et non plus sur les salaires, - Décotes de 5% par années manquantes.
2003 = Lois "Fillon" :
- Extension des mesures Balladur à la fonction publique, - 41 années de cotisations au lieu de 40.
2007 = Régimes Spéciaux :
- Alignement sur la fonction publique.
Conséquences : Baisse de 15 à 20% du montant moyen des retraites..
- Un million des plus de 65 ans vivent sous le seuil de pauvreté, - 50% des nouveaux retraités touchent moins de 1.000 euros, - Les femmes, avec des carrières incomplètes sont les plus touchées.
Ces réformes n'ont pas modifié l'âge effectif de départ en retraite, mais, en pénalisant les carrières incomplètes, elles réduisent dramatiquement les pensions des nouveaux retraités.
Une nouvelle réforme qui repousserait l'âge de départ en retraite entraînerait dans la précarité ceux qui, très tôt, sont exclus de l'emploi. De plus, la dégradation des pensions imposera un système par capitalisation (épargne, placements à risque) qui se substituera au système actuel par répartition.
D'autres choix sont possibles !
- Augmentation de la Masse Salariale : Révalorisation des salaires, Fin de la défiscalisation des heures supplémentaires (400 000 emplois), Fin des exonérations des cotisations patronales (30 milliards), Lutte contre l'emploi précaire et les temps partiels imposés, Favoriser l'emploi des jeunes (100 000 chômeurs en moins = 1,3 milliard de cotisation en plus) !
- Politique Fiscale : Suppression des niches fiscales (70 à 150 milliards par an), Suppression du bouclier fiscal (10 à 15 milliards par an), Chasse à la fraude fiscale (29 à 40 milliards par an), Chasse aux paradis fiscaux !
- 10% des dividendes versés aux Actionnaires = 1% du PIB !
"Ulysse Clandestin", un film (93') pour la nécessaire suppression du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, est un long métrage de Thomas Lacoste avec la participation des historiens Pap Ndiaye (EHESS), Gérard Noiriel (EHESS), Tzvetan Todorov (CNRS) et Sophie Wahnich (CNRS), des anthropologues Michel Agier (EHESS), Marcel Detienne (EPHE), Françoise Héritier (Collège de France) et Emmanuel Terray (EHESS) et des sociologues Luc Boltanski (EHESS) et Eric Fassin (ENS).
Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère chargé de l'Immigration et de "l'Identité nationale" a introduit dans notre pays un risque d'enfermement identitaire et d'exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l'étranger – et par ricochet, quiconque a l'air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d'Afrique, et leurs descendants, sont séparés d'un «nous» national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.
Qu'a fait naître ce ministère ? De nouveaux objectifs d'expulsion d'étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l'enfermement d'enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l'expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d'asile, la multiplication des contrôles d'identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d'égalité...
Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des "dérapages" individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d'une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d'un "débat" sur l'identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France.
La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : "Pourquoi la question de l'identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ?" La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d'un pouvoir identitaire puisse planer, en s'autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun.
C'est pourquoi il est temps aujourd'hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l'idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République.
Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce "Ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration", car il met en danger la démocratie.
Les premiers signataires : Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X), Luc Boltanski (sociologue, EHESS),Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher(philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS),Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS),Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière), Serge Slama (juriste, université d’Evry), Emmanuel Terray(anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d’architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS) et Patrick Weil (historien, CNRS)
Les premières organisations signataires : - associations : Amoureux au ban public, Association Cette France-là, Association de Reconnaissance des Droits des personnes Homosexuelles et transsexuelles à l’Immigration et au Séjour (ARDHIS), Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR), Association Science Technologie Société (ASTS), ATTAC, Avocats pour la défense des droits des étrangers, CIMADE, Comité de vigilance sure les usages de l'histoire (CVUH), Comité médical pour les exilés (COMEDE), Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN), Groupe Accueil et Solidarité (GAS), Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), La Bande Passante (LBP), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), Réseau Education Sans Frontières (RESF), SOS Racisme - syndicats : Fédération de l'éducation de la recherche et de la culture CGT (FERC-CGT), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), SNES-FSU, Sud Education, Union nationale CGT-Educ'action, Union syndicale Solidaires - partis : Mouvement Démocrate (MoDem), Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste (PC), Parti de Gauche (PG), Parti Radical de Gauche (PRG), Parti socialiste (PS), Verts