________________L empire du Milieu de rien_______________________

...............................Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches........................ (Pierre Desproges)

30 mai 2009

DAHAN / Mon pote le Président


Mon pote le Président - La poupée
par Baladeurs

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26 mai 2009

BRUITS DE BOTTES

Le MONDE LIBERTAIRE
EDITO du 21 mai

éditorial du n° 1557
jeudi 21 mai 2009

Après le faux rosé européen, les faux Noirs pointent leurs faux nez. Fleurissent sur la toile certains groupes, cercles et autres amicales insolemment baptisés « Louise-Michel », animés par les sicaires de la « dictature du prolétariat », cette prétendue avant-garde de la classe ouvrière qu’aurait honnie la Louise. Bruits de bottes marxiennes. Soixante-quatorze gaziers interpellés par l’omniprésente police du prince puis mis en garde à vue pour dégradations dans les locaux de leur employeur ; un directeur d’AFG versant d’authentiques larmes de crocodile sur son personnel « particulièrement choqué par tant de violence ». Comme si les licenciements, les délocalisations journalières ne relevaient pas d’une terrible violence, bien réelle celle-là. Criminaliser les syndicalistes et les grévistes, fasciser les attitudes et les esprits.
Bruits de bottes patronales.

Les chantres mous et italiens de la démocratie xénophobe mais élective, appellent à dénoncer les étrangers en situation irrégulière pour les fourrer en détention jusqu’à six mois durant… Bravo pour ce titata, Berlusconi, et ton homologue français, monarque électif comme toi, n’a rien à t’envier, qui pratique la même chasse à l’homme bronzé, traque les mariages de complaisance en reniflant dans les literies et exulte au vu de son score truqué des reconductions aux frontières.
Bruits de bottes vichystes.

Bruits de bottes encore, le silence veule et complice des médias, des politicaillons, des philosophes, des édiles, des érudits, des experts, des juristes etc. qui entoure l’incarcération honteuse de Julien Coupat. Depuis plusieurs mois. Sans aucune charge démontrée. Contre l’avis de l’instruction. Embastillé comme sous l’ancien régime dans les geôles royales d’un prince électif et pathologique, sans autre raison que de complaire à la frange croupissante d’un électorat sous Prozac, qu’aucun bruit de bottes ne réveillera jamais.

En 1940 comme maintenant. Il est des bottes de toutes couleurs, roses, brunes, rouges, vertes bientôt, mais elles font toutes le même bruit effrayant quand, à Guernica, Budapest, Tian’anmen ou Drancy, elles martèlent les pavés puis les crânes. À nous de rester vigilants et de nous préparer à courir vite ou à les affronter.


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SUICIDE EN PRISON : QUI SONT LES CRIMINELS

Suicide de mineurs en prison : qui sont les pires criminels ?
sarko_connection
Si vous avez suivi un peu l’actualité, vous avez dû en entendre parler : un jeune garçon de 16 ans, Nabil L., est décédé Lundi 6 Octobre 2008 à la Maison d’Arrêt de Metz-Queuleu, présentée comme modèle mais suroccupée à 113,2% : il s’est pendu. Hier, le Jeudi 9 Octobre, à Strasbourg, c’était Nordine qui tentait de mettre fin à ses jours : il serait encore entre la vie et la mort.
Ce n’est à vrai dire pas vraiment la première tentative de suicide de mineur incarcéré. Rien qu’à la maison de Metz-Queuleu, l’Administration Pénitentiaire avait pris soin de passer sous silence plusieurs tentatives de suicides qui heureusement, s’étaient soldés par un sauvetage in-extremis des jeunes concernés. Affaires étouffées, elles ont bien dû ressortir lorsque Nabil est décédé. Acculée, l’Administration Pénitentiaire est loin de faire profil bas : sa lâcheté la dispute à son cynisme le plus glacial : qualifiant le fait que des enfants tentent de mettre fin à leurs jours de “petit jeu”, elle accuse ces jeunes de s’être entre-provoqués au faux suicide dans le but d’obtenir des avantages : ce serait notamment le cas de Nordine et de Nabil.
Nabil n’est plus là pour protester contre ces propos scandaleux. Nordine, lui, l’a fait : soumis à un transfèrement disciplinaire vers Strasbourg, il a malheureusement dû prouver qu’il ne faisait pas semblant : il a commis une deuxième tentative de suicide qui pourrait bien se solder par sa mort. Par la faute de l’excellent travail de sape de l’Administration Pénitentiaire, qui fait là la preuve de son absence totale de clairvoyance sur les faits, et qui aura des comptes à rendre aux citoyens pour avoir accusé à mots à peine couverts les jeunes Nordine et Nabil d’avoir fait du cinéma. Non messieurs, ce n’était pas du cinéma ! La preuve.
Mais l’Administration Pénitentiaire n’est pas la seule à avoir des comptes à rendre. D’autant que ce n’est pas seulement de plusieurs tentatives de suicides dont il s’agit : Il y eut le suicide de Julien Khazzar, dans le premier Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) : je vous en avais parlé à l’époque. Et j’avais prévenu : cela n’a rien de surprenant, cela continuera. Et en effet, cela a continué.
Car l’Administration Pénitentiaire, malgré son cynisme déplacé, est loin d’être la principale responsable de ce suicide : Les principaux responsables, ce sont nous, membre de la société. Et plus spécifiquement, le législateur et les ministres successifs de la justice, dont Rachida Dati, qui permettent ces incarcérations, et les magistrats et juges, qui les prononcent. Ceux-là sont, je l’ai déjà dit et je le répète, directement responsables de cette mort : ils ont tué.
Nabil, lui, n’avait tué personne : il était un délinquant d’habitude, certes. Condamné pour trafic de stupéfiant et conduite sans permis, ce n’était certes probablement pas un sain. Mais il n’avait tué personne, lui. Et sa conduite sans permis est à replacer dans le contexte des centaines de milliers de “bons pères de familles” qui prennent le volant avec un ou plusieurs verres de trop, et qui parfois déciment une famille entière. Ceux-là, quand on leur fait souffler dans le ballon, écopent d’une simple amende. Tout comme les people pris en flagrant délit de consommation de cocaïne.
Ceux qui sont responsables de ce suicide, eux, ont tué. Il n’est pas possible de dire qu’un mineur est responsable de son propre suicide, surtout lorsqu’il a été confié aux mains de l’Etat. Si un mineur était responsable de lui-même, il serait majeur, tout simplement. Et si ce n’est pas lui qui est responsable, alors c’est nous. Et ce sont en particulier ceux qui ont pris des décisions dans cette affaire. Celle de l’incarcérer en particulier. On a beau jeu dire qu’il n’était pas suicidaire : il l’était, et j’en veux pour preuve le fait… qu’il s’est suicidé.
Il n’avait pas tué. Eux si. Le juge qui l’a fait incarcérer, si. Rachida Dati, si. Le législateur, si. Ils ont tué un mineur, peut-être deux. Alors qui sont les pires criminels ? Qui les jugera, eux, pour le suicide de cet adolescent qu’ILS ont causé ?
A l’heure où Rachida Dati s’apprête, selon le Figaro, à annoncer une baisse de l’âge minimum d’incarcération à 12 ans (à ne pas confondre avec l’âge de responsabilité pénale), la question mérite d’être posée, et certaines vérités méritent d’être rappellées : Cela n’est pas un jeu ! Incarcérer un enfant, ce n’est pas un jeu ! Il ne s’agit plus de faire de l’idéologie, de la provocation, ou du populisme, dès lors qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort pour des enfants. La prison tue ! S’il fallait encore des preuves pour convaincre les sceptiques, en voilà une. La prison tue des mineurs !
Il faut se le rappeler à chaque fois qu’on envisage d’incarcérer un mineur : il pourra en mourir. Et qu’on ne vienne pas me dire que seuls les pires mineurs criminels vont en prison. Car c’est faux. Cet été, c’était deux enfants corses de 13 et 14 ans inconnus des services de police qui étaient incarcérés pour un accident tragique survenu lors d’un jeu très con (à 13 ans, on est con : qui en doutait ?). Le juge et le procureur, qui espéraient ainsi se faire bien voir de l’opinion publique, avaient apparemment oublié la gravité de leur choix car on sait que quand ils ont été finalement libérés, les deux enfants n’allaient “pas bien du tout” : la mort de Nabil doit agir comme une piqure de rappel sur chaque personne tentée par l’acharnement judiciaire sur des enfants.
Alors, faut-il incarcérer des enfants de 12 ans ? Chacun doit répondre en conscience, mais avec la mort de Nabil à l’esprit : la prison tue, on le sait, et on en est responsable. Être favorable à l’incarcération d’enfants de douze ans, c’est être favorable à ce que des enfants de 12 ans meurent de souffrance ! Dire “je veux voir des mineurs de 12 ans être incarcérés”, c’est dire “je veux voir des enfants de 12 ans mourir” : c’est une position.
Mais chaque personne qui la porte devra l’assumer jusqu’au bout et sans faux-semblants le jour venu : ces gens là auront commis un meurtre sur un enfant de douze ans. Nabil, lui, n’avait jamais rien fait de tel.

Merci au blog 'et pourtant.org'

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25 mai 2009

BOURGOGNE............

Trouvé sur le blog (que j adore) BOURGOGNE LIBRE en lien permanent :

Les Bourguignons contre la France
A en croire la plupart des historiens français (mais il faudrait être naïf pour croire aux fantasques élucubrations de ces charlatans), l'histoire de Bourgogne se serait arrêtée net en 1477. Comme si, à la mort de Charles le Téméraire, tous les Bourguignons s'étaient tous francisés d'un seul coup. Comme s'il y avait eu une francisation bubonique, plus rapide que la peste du même nom. Ai-je véritablement besoin de vous préciser l'extrême modération avec laquelle nous acceptons une telle opinion ? Il suffit d'ailleurs de se pencher un peu sur l'histoire pour que le mascaret de la vérité vienne déferler en déluge sur le château de sable de la propagande.

En réalité la Bourgogne a toujours été l'éternel foyer de l'anti-France. Le massacre de français fût même longtemps pratiqué comme un sport de loisir, au même titre que la pêche à la ligne. Jamais la Bourgogne ne se considéra comme française, et elle ne manqua pas une occasion de le rappeler à ses envahisseurs. Ainsi dès 1477, alors que les Français venaient d'occuper leur ville, les Dijonnais firent immédiatement savoir aux agonis hexagonaux ce qu'ils pensaient d'eux. Ils se soulevèrent tonitruamment dans une émouvante émeute, une hache à la main et une bouteille de rouge dans l'autre. Pas une maison des partisans de la France ne fût épargnée, tout fût renversé, pillé, vengé.
Ce fût le micmac de la mutemaque !
La colère des alcoolos !
La bourrée des bourrés !
Il faut imaginer cette foule splendide, avinée, déferlant furieusement dans les rues dijonnaises aux cris de « vive la Bourgogne ». Ah puissions-nous revivre des heures aussi intenses, des joies aussi absolues, des extases aussi aigües. Puissions-nous revoir les français fuirent à toute jambe l'éthylique enthousiasme des Bourguignons libres !

Si elles ne se méfient pas, nos élites pourraient bien voir un jour leurs belles maisons finir en grillade.

La mutemaque était dirigée par l'impavide Chrétiennot Vyon, un épicier ruiné qui fût en quelque sorte le créateur de ce mouvement dont nous ne sommes que les héritiers : le mouvement de libération de la Bourgogne. Il conduisit la troupe de ces héroïques résistants (venus pour la plupart du quartier Saint-Nicolas) devant le Président du Conseil de Bourgogne, alors nommé Jouant, pour lui demander d'acclamer la duchesse Marie de Bourgogne. A cette honnête proposition ce dernier opposa son refus le plus catégorique. Vyon usa de toute la force de son éthylique dialectique pour faire fléchir le Président. En vain. Ne renonçant pas à l'idée de convaincre pareil entêté Chrétiennot eut recours à des arguments plus efficaces, quoiqu'un rien plus rudes, en lui enfonçant son poignard en plein coeur. A défaut de bourgogniser ce collabo, cela eut au moins pour effet de lui inculquer une mémorable leçon de respect. Malheureusement (et vous vous en doutez) Louis XI fut peu sensible aux revendications pourtant bien légitimes de cet affable épicier, et le 7 juillet 1477 il pratiqua publiquement une décollation de son sinciput, dont Chretiennot Vyon ne put jamais se remettre puisqu'il mourut sur le coup.
Puis le calme revint.
Du moins en apparence.
Car dès le mois décembre, bing !! re-belote, re-émeute, re-pillage et re-décollation encéphale des émeutiers.
Qui pourra encore soutenir que les Bourguignons veulent être français ?
Ensuite ?
Croyez-vous que le calme revint ?
Que nenni !
Les Dijonnais ne laissèrent pas le temps aux occupants de souffler, qu'à peine 153 ans plus tard, en 1630, Dijon se souleva à nouveau. Cette fois le peuple avait de bonne raison d'être pris de fureur : Richelieu voulait alors imposer une nouvelle taxe sur le vin. L'insensé ! S'en prendre au vin ! C'était comme vouloir priver les Allemands de bière ou les Sénégalais de bananes. La réaction fût immédiate. L'émeute fût cette fois appelée le Lanturlu (même dans leurs accès de violence, les Bourguignons conservent leur bonhommie en trouvant des noms rigolos à leur frénésie meurtrière). Elle fût conduite par un authentique héros, un des bourguignons libres les plus illustres : Antoine Changenet, dit le roi Machas ! Il avait gagné son titre royal au carnaval et conduisait ses troupes vêtu de son long manteau bariolé et magnifiquement coiffé d'une couronne de lierre. Quel panache ! C'est dans cette tenue élégante et somptueuse qu'il incendia brutalement les demeures des puissants de la ville, pour bien faire comprendre à ces traitres ce qu'il en coute de soutenir la France.
Louis XIII (pour qui j'ai toujours éprouvé une certaine sympathie en raison de l'éclatante beauté de sa moustache) est obligé d'intervenir en personne pour mettre fin au soulèvement de la Bourgogne. D'une plus grande mansuétude que son aïeul, il ne procéda à aucune décapitation, il se contenta de pendre une poignée de personnes puis de les découper en tranches et d'exposer leurs membres hachés aux portes de la ville.

On imagine plein de rancoeur ce roi arrogant plastronner sur l'actuel place Wilson devant cet étal de boucherie de Bourguignons. Mais il peut bien ricaner ce roi présomptueux et cruel, il peut bien lisser du bout des doigts sa fine moustache (dont il a bien raison de s'enorgueillir, car quelle moustache !), il en est un au même moment qui rit plus fort encore : c'est le roi Machas qui a sut lui échapper en se réfugiant à Chenôve (là où moi-même je nacquis. Coincidence ? Qui le croit est un sot).

Vive l'immortel roi Machas !

Mais ce n'est pas tant dans un but historique que je vous décris ces émeutes, mais bien à des fins politiques car elles nous prouvent que Dijon n'a jamais accepté sa soumission, et la France n'est pas à l'abri d'une nouvelle révolution qui pourrait bien cette fois être la dernière.

Il est toujours bon de le rappeler.

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20 mai 2009

EDITO Le Monde Libertaire

LE MONDE LIBERTAIRE . EDITO

jeudi 14 mai 2009

L’État terroriste balance ses bombes fumigènes aux coins des salons et des kiosques à journaux : pandémie porcine, Ligue des champions, lait empoisonné, Coupe de France. Faut bien masquer la lutte des classes ; faire oublier la crise qui tue les gueux et les patrons ripoux qui délocalisent ; cacher la juste révolte des étudiants maintenue dans l’ombre depuis trois mois ; occulter la Réforme avec son R de Recul, de Réaction, de Régiment de CRS. La culture du résultat n’est pas un résultat, c’est une culture, précise finement Éric Fassin. Pouvoir du spectacle.

Face à cela, les bons syndicats qui restent à la maison comme disait Léo, ergotent, tempèrent, collaborent, torpillent et finalement coulent les sincères vélléités de révolte populaire. Ils accouchent — lamentables — d’une journée du 26 mai « à la carte » et d’un faiblard appel national le 13 juin. C’est le prix à payer pour que ces faux-nez conservent le glorieux titre de « partenaires » du capital et de ses pantins. Pouvoir de la collaboration.

Emberlificotés dans la mascarade électorale, les Bayrou, les Aubry et autres Sarkozy n’en finissent plus de polir et de trompeter de prétendus programmes. Autant de titatas peu soucieux de préserver le plus de confort pour le plus grand nombre mais seulement de les maintenir ou de les propulser au pouvoir. On peut les résumer ainsi : Je veux tout le pouvoir pour moâ et quand je l’aurai vous verrez bien ! Fascination du pouvoir.

Devant tant de fausseté, on n’a même plus le courage de sourire au spectacle drôlatique des robocops matraquant allègrement leurs cousins matons en leur enfumant la tronche. Pouvoir lacrymogène.

C’est vrai qu’elle est pugnace la tête hideuse, la tête à claques, la tête à massacre du pouvoir. Aucun effort humain n’en est encore arrivé à bout. Et il serait bien arrogant de la part des organisations libertaires de se rengorger à ce propos, car les chants des sirènes du commandement et de la puissance ensorcèlent tous les cœurs : Éminences plus ou moins grises, gestions opaques, commensaux aboyeurs, recours à des chefferies rassurantes etc, autant de facilités à éviter.

Nos principes anarchistes sont structurellement, viscéralement, conçus pour éradiquer ces déviances. Elle l’avait bien compris, la Louise, et elle le répétait souvent, même que c’était pour ça qu’elle était anarchiste : le pouvoir est maudit.


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14 mai 2009

RADARS AUTO. : A QUI PROFITE LE CRIME ?

VU dans POLITIQUE.NET

Radars automatiques : une manne financière de 500 millions d'euros qui profite en partie à deux sociétés privées
publié le jeudi 14 mai 2009 à 20h40

N'en déplaisent aux lobbyistes de la route, depuis que les radars automatiques ont été déployés sur le territoire en 2003, le nombre de morts sur les routes a sensiblement diminué, passant de plus de 7000 morts en 2002 à moins de 5000 en 2008. Cette politique efficace a bien évidemment un coût : achat des radars automatiques, traitement automatisé des PV et entretien des machines. Or, tout ce dispositif est externalisé. Deux sociétés privées se partagent le marché : Atos et Sagem. Les contrats sont secrets mais on les estime à plusieurs millions d'euros chaque année. Dans le système actuel, le contribuable reste gagnant puisque les radars automatiques rapportent plus qu'ils ne coûtent. Mais selon un rapport parlementaire, d'ici à 2017, les radars automatiques ne seront plus rentables financièrement. Dès lors, ce sont les contribuables qui se substitueraient à ceux qui commettent des infractions sur les routes pour payer les deux sociétés privées gérantes du dispositif. C'est ce que révèle le Canard Enchaîné dans son édition du 13 mai 2009.

Revue de presse du 14 mai 2009
Christophe Nobili, "Les radars travaillent plus pour gagner moins", Le Canard Enchaîné n°4620

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Radars automatiques : des recettes qui avoisinent les 500 millions d'euros

Les radars automatiques ont rapporté 447 millions d'euros en 2008. Cette année, selon le Canard Enchaîné, "la récolte s'annonce formidable : 550 millions, soit un bon de 23%". Le système de radars automatiques pourrait même rapporter beaucoup plus puisque sur les 17 millions de photos prises par les radars en 2008, près de 27% d'entre elles étaient inexploitables, sans compter les automobilistes ayant une plaque d'immatriculation étrangère. Ces derniers bénéficient d'une impunité totale, faute d'accords passés entre la France et ces pays.
Autrement dit, seulement la moitié des véhicules flashés font véritablement l'objet d'une contravention.
Des radars rentables jusqu'en 2017
Si les radars sont efficaces et rentables, la tendance pourrait s'inverser dès 2017. C'est ce qu'indique le rapport parlementaire d'Hervé Mariton (député UMP). En effet, passé l'effet de surprise des débuts, un radar automatique flashe de moins en moins, les habitués ralentissant avant de passer devant le radar. Selon Hervé Mariton, le rendement d'un radar baisse de 17% par an. A ce rythme, en 2017, le système de radars automatiques ne sera donc plus rentable pour l'Etat. Les coûts d’entretien des machines, de l'installation de nouvelles machines et de la gestion automatisé des PV, seront plus élevés que le montant des amendes.
Le système est géré par deux sociétés privées
Dans l'article du Canard Enchaîné, on apprend que le système de radars automatiques n'est pas directement géré par l'Etat, mais par deux sociétés privées : "Il n'y a pas que des malheureux dans l'affaire. A commencer par les deux groupes privés, Atos et Sagem, chargés respectivement du traitement automatisé des PV et de la maintenance de ces belles machines. Les millions qu'ils engrangent sont recouverts d'un voile pudique que même Hervé Mariton n'a pas pu lever. Sa visite au centre national de traitement des prunes, à Rennes, lui a laissé un goût amer. Il y a trouvé 226 agents privés pour 45 fonctionnaires. "Le tandem Atos-Sagem est ultra-dominant. C'est un cadre d'Atos qui a piloté ma visite... Quand même gênant" précise le député au Canard Enchaîné".
Les solutions proposées pour augmenter le nombre d'infractions constatées
Pour éviter que le système de radars automatiques ne devienne une charge pour le contribuable, Hervé Mariton a proposé plusieurs solutions pour augmenter la rentabilité des radars automatiques notamment en remplaçant "les panneaux actuels qui les signalisent avec précision par une information plus vague, du style "Portion de route de 10km avec radar". En attendant, l'Etat a décidé de passer à la vitesse supérieure en déployant de nouveaux radars, plus petits, et qui pourront repérer d'autres infractions que les excès de vitesse : franchissement de feux rouges, contrôle des distances de sécurité.

Le nombre de radars devrait passer de 2 346 à 4 500 d'ici 2012.

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LEFEVRE........


Le best of de Frederic Lefebvre
par 20Minutes

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EXCLUSIF : LA DERNIERE DECLARATION DE LEFEBVRE

sarkozy_royal_zapatero_5

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