28 octobre 2009
VILLEPIN 1 SARKOZY 0
on prend les mêmes et . . .
Ca y est ! Passées les frasques impériales dont tout le monde s'est repu depuis deux ans et demi,notre Sainteté impériale vient de se tirer la première vraie balle dans le pied (à talonnettes).
Sa propension aux fastes de l'Empire comme celle de son barnum vient d'être réduite à ce qu'elle était vraiment : des gesticulations insignifiantes accompagnant son incapacité à gouverner avec une vision.
Oui ,plus besoin de jeter en pâture le Prince Jean pour maquiller les dernières conneries d'une Bachelot ou pour flinguer un Devedjian.
Non plus besoin parce que le boomerang Villepin vient d'être lancé et ce depuis l'Elysée.
Volera bien,volera loin ou pas,dans quel état reviendra t il...mais en tout cas Galouzeau vient d'être remis en selle alors que sa Majesté voulait le voir pourrir au fond d'une charcuterie.
Le panier de crabe politique comme le cycle des marées journalistiques vont faire le reste du boulot :
le hussard technocrate et ancien premier ministre de la vieille république chiraquienne peut bien au gré des envies de ce qu'il reste d'électeurs ,se retrouver au premier plan pour partager le gateau en 2012.
Les députés UMP commencent d'ailleurs à se poser des questions.
Notre bon Empereur n'a pu prévoir tout ça comme il avait prévu la prise de pouvoir.
Le vieux grigou de Mitterrand l'a pourtant bien dit : << Garder le pouvoir est bien plus difficile que de le gagner >>.
En politique il semble que l'on soit toujours trop jeune.
Bon courage mon Empereur./
Z.
26 octobre 2009
C EST POUR TON BIEN
C’est pour ton bien !
Lu sur Non Fides: Gamin, c’est pour ton bien que tu dois te lever à 7h du mat’ et passer ta journée entre quatre murs à l’école à écouter tes professeurs, te taire et obéir, à apprendre par cœur tes leçons sans sourciller ; prendre tes récréations quand on te le dit, rentrer chez toi pour faire tes devoirs avec discipline ; c’est pour ton bien qu’il faut respecter tes parents quoi qu’ils fassent ou qu’ils disent, qu’il faut te lever quand le directeur entre dans la classe même si c’est une grosse crapule, qu’il faut savoir les paroles de la Marseillaise et les tables de 9. C’est pour ton bien qu’on te sert une bouffe de merde équilibrée à la cantine, pour que tu ne sois pas trop perturbé quand tu seras plus grand.
Prolétaire, c’est pour ton bien que le travail est rendu obligatoire, que les usines ont été inventées, que le patron te donne des ordres au boulot en te gueulant dessus, que les trains de banlieues avec leurs contrôleurs ont été mis en place ; c’est pour ton bien que les heures supplémentaires existent, et que les syndicats parlent en ton nom pour négocier dans ton dos le prix de l’universel bonheur dans l’esclavage salarié ; c’est pour ton bien que l’argent existe, car sans argent, penses-tu, avec quoi te payeraient les patrons ? C’est pour ton bien qu’il faut te sacrifier corps et âme à l’économie du pays, au Dieu Capital.
Citoyen, c’est pour ton bien qu’il faut voter et élire tes maîtres, qui organisent ce meilleur des mondes possibles ; c’est pour ton bien qu’on te sonde et te questionne, et c’est pour ta protection que les flics patrouillent jour et nuit, pour ta sécurité ; que tu peux te constituer en milice de citoyens volontaires pour chasser l’Ennemi Intérieur dans les rues, et ainsi compléter le bien que te font vidéosurveillance, puces RFID et fichiers.
Jeune, c’est pour ton bien qu’il ne faut pas traîner dans les rues la journée, qu’il ne faut pas traîner dans les rues le soir ni la nuit, qu’il ne faut pas que tu fumes, qu’il ne faut pas que tu boives, qu’il ne faut pas que tu baises ni que tu penses ; c’est pour ton bien qu’il faut renoncer enfin à tes utopies stupides et inutiles, et apprendre ce qu’est la Raison ; que l’on construit des terrains de foot au pieds de tes tours HLM, car le sport ça éduque. C’est pour ton bien que l’on place vigiles et anti-vols devant les magasins, car il vaut mieux que tu crèves la dalle avec ton SMIC plutôt que tu deviennes malhonnête. C’est pour ton bien qu’on te formate, te conseille, qu’on te réprime et qu’on t’oriente, qu’on t’insert et te réinsert à vil prix, qu’on t’apprivoise.
Vieillard, c’est pour ton bien qu’on recule l’âge de la retraite, sans quoi tu t’ennuierais à attendre la mort en prenant le temps de vivre ; c’est pour ton bien que les médicaments ne sont plus remboursés, car sinon tu prendrais l’habitude de tomber malade, et puis il faut bien dépenser les fruits de ton travail d’octogénaire. Et comme tu seras ensuite bien fatigué, c’est pour ton bien que les maisons de retraite t’accueilleront et te garderont à l’écart, bien à l’écart.
Migrant clandestin, c’est pour ton bien qu’on te rafle, qu’on te maintient en garde-à-vue, puis dans de jolis centres fermés ; comme le capitalisme ne peut pas accueillir toute la misère du monde qu’il a créée, c’est pour ton bien qu’il t’expulse comme il t’exploite et te « rapatrie », de crainte que, apatride, tu oublies les vertus de l’enracinement, de l’identité et du patriotisme ; c’est pour ton bien que les centres de rétention où l’en t’enferme sont entourés de fils de barbelés car l’évasion est dangereuse, tout comme la liberté en général. C’est pour ton bien que ces centres sont construits par tes compères sans-papiers, car qui mieux qu’un de tes camarades peut savoir comment les fabriquer pour ton confort ? C’est pour ton bien que l’on te tabasse et te tire dessus des deux côtés des frontières, pour te rappeler qu’il y a encore pire : les passeurs, et que tu aurais de toute façon mieux fait de rester « chez toi ». C’est pour rendre ta prison plus douce et plus agréable que la Cimade et la Croix Rouge la co-gèrent, c’est pour ton bien.
Populations bombardées, foutues dans des camps, otages des guerres étatiques, c’est pour votre bien qu’on rase vos maisons, que le Pouvoir vous prend comme chair à canon, que vous êtes les « pertes collatérales » ; comme c’est par la trique qu’on apprend le bien-être, c’est par les bombes, le napalm, les mines et la mort qu’on apprend ce que sont la Démocratie et le Progrès. Et puis c’est bien connu, le beau temps vient toujours après la tempête.
Prisonnier, c’est pour ton bien que les syndicats de mâtons demandent un renforcement des effectifs et des murs plus épais, la construction de nouvelles taules, car il n’y en a pas assez comme ça, c’est évident. C’est pour ton bien que les ERIS interviennent, car la prison c’est si violent, il faut bien faire cesser les bagarres entre détenus… C’est pour ton bien qu’on te colle la perpétuité car dehors tu serais dangereux pour toi-même, et qu’on te colle aux chevilles un bracelet électronique car, n’est-ce pas, pour mieux reprendre goût à la liberté, rien ne vaut une bonne vieille laisse.
Pauvres, c’est pour votre bien qu’on vous apporte la Kulture sur un plateau et l’Art près de chez vous, comme avant-garde de la pacification sociale, comme preuve d’une entente possible autour de la soi-disant création, pour vous prouver que l’ascension sociale est possible, avec un peu de bonne volonté et d’imagination. Et puisque avec un peu de peinture on s’en met plein les poches, si vous ne vous sortez pas de votre misère, c’est bien votre faute.
Il paraît que c’est pour notre bien que ce monde de merde doit continuer comme il est, que c’est pour notre bien qu’il faut laisser la liberté dans un tiroir comme on oublie une mauvaise plaisanterie.
Il paraît que c’est pour notre bien que tout doit rester en place : l’argent qu’on a ou qui nous manque, les patrons qui ont la bonté de nous « offrir du travail », les keufs, les chefs d’Etat et ceux qui rêvent de prendre leur place, les banques, les centrales nucléaires et leurs déchets dans chaque parcelle de terre, les lignes haute et très- haute tension, les autoroutes et la bagnole pour aller plus vite des vacances au taff, les caméras à chaque putain de coin de rue, les tranquillisants absorbés en masse pour tenir, les militaires et leurs armes si évoluées, l’industrie même si c’est une fabrique à esclaves, à cancers et à mutilations, la marchandise même si elle nous écrase et nous bouffe la vie ; la famille, et la religion qui nous dressent comme du bétail humain, la biométrie et le contrôle oppressant, la médecine et la dépendance qu’elle implique, la prison et sa soumission, les écoles et leur domestication, les élections et leurs illusions, les machines qui font des machines et qui nous façonnent à leur image, les usines qui sont une des prisons « du dehors », cette société et sa fausse joie, la politique et sa vraie misère, l’autorité comme référence rassurante quand tout tend vers un approfondissement du nihilisme ambiant.
Nous crachons sur ce paternalisme qui sera toujours aussi puant que bienveillant, qui nous offre autant de promesses de confort matériel que de coups de matraque dans les côtes. Il n’y a qu’un vaste mensonge déconcertant pour nous faire croire que la servitude c’est le bonheur, que l’autorité permet la liberté, que la peur est source de création, que la domestication et l’exploitation généralisées ouvrent la voie à l’émancipation.
Quand nous renvoyons à la gueule du Pouvoir une partie de la violence qu’il n’est pas parvenu à nous enlever, il se souvient que ce n’est pas pour son bien que nous nous révoltons, mais pour sa disparition totale et définitive.
Casse-Noisette
Extrait de Non Fides N°IV.
22 octobre 2009
GRIPPE A : tollé en Allemagne
Lu sur 24h :
Un vaccin antigrippe A réservé aux seules autorités crée un tollé
ALLEMAGNE | La population recevrait un vaccin différent de celui prévu pour les dirigeants, le personnel de l’Etat et l’armée. Une question d’adjuvants. La polémique secoue tout le pays.
© EPA | Le vaccin produit par la firme GlaxosSmithKline contient des adjuvants, contrairement à celui envisagé pour les autorités et l’armée.
MICHEL VERRIER / BERLIN | 20.10.2009 | 00:01
Face au virus de la grippe A, il y aurait un vaccin pour le peuple et un autre pour ceux qui le gouvernent. L’information s’est répandue comme une traînée de poudre dimanche et hier en Allemagne. Le Pandemrix, le vaccin fabriqué à Dresde par la firme GlaxosSmithKline (GSK), est destiné aux citoyens ordinaires. Il a été commandé à 50 millions d’exemplaires. Mais, pour les responsables politiques, les employés de l’Etat et les soldats, le Ministère de l’intérieur a commandé 200 000 doses de Celvapan fabriquées par le groupe Baxter.
La différence? La présence d’adjuvants: le Pandemrix en contient en effet, à l’inverse du Celvapan. Or les effets de ces substances sont mal maîtrisés, selon certains spécialistes, même si elles semblent bénéfiques au premier abord.
L’adjuvant est supposé renforcer l’efficacité du vaccin, permettant de réduire ainsi la présence des extraits de virus morts dans le médicament pour faire réagir l’organisme. Le Celvapan, dépourvu d’adjuvant lui – comme le vaccin équivalent de la firme suisse Novartis – doit à l’inverse intégrer une dose supérieure de virus inoffensif pour produire le même effet.
Vaccin de la chancelière
Mais les adjuvants peuvent produire des effets secondaires. Pis même, selon le Dr Wolfgang Becker-Brüser, responsable de la revue médicale de référence Arznei-Telegram: «Leurs effets n’ont pas été vérifiés pour les enfants de moins de 10 ans et les femmes enceintes.» Pour ces dernières, «dont la vaccination relève d’une problématique complexe, la commission officielle des vaccinations recommande l’usage de vaccins sans adjuvants».
Nombre de médecins étaient déjà très réticents à l’égard d’une campagne de vaccination, «dont l’utilité reste à prouver». Face à l’avalanche de critiques, le ministre de l’Intérieur, Wolfgang Schäuble, assurait hier que l’accusation de «médecine à deux vitesses» n’avait aucun sens. Angela Merkel s’en remettrait, elle, à son médecin, qui devrait lui délivrer un vaccin commun, et non le «vaccin de la chancelière», comme certains mauvais esprits ont déjà baptisé le Celvapan.
21 octobre 2009
edito Monde Libertaire

« Il m’est odieux de suivre autant que de guider. »
Editorial du Monde Libertaire # 1569 du 22 au 28 Octobre 2009
L’actualité est parsemée d’effets d’annonce pour tester et agiter l’opinion publique. Un Obama prix Nobel de la Paix, un Sarkozy II, président de l’Epad. En Irlande, ils ont re-voté et puis après ? Pour ce qui est du référendum sur le Traité européen, nous avons encore en tête la victoire du non en France et le sort qu’il a connu. En Irlande, le oui fait place au non. Après tout, peu importe le résultat, l’important c’est de participer. La votation sur la privatisation de La Poste connaît le même sort. Passé l’engouement du scrutin, le suspens du résultat et sa célébration, il ne reste plus rien.
Dans la rue, pas dans les urnes, cela n’est guère plus réjouissant. Après les journées du 29 janvier et du 19 mars, la rentrée serait chaude, nous avait-on dit. Le camarade Thibault a donc planifié un mois d’octobre très chargé pour mobiliser les troupes au compte-gouttes : le 6 chez France Telecom, le 7 pour le « travail décent », le 16 pour les retraités, le 20 chez les cheminots et enfin le 22 pour le « développement de l’emploi industriel ». Des journées saute-mouton, avec des appels bien peu mobilisateurs. Les confédérations avancent leurs pions, mais se gardent bien de relancer un mouvement interprofessionnel, qui aurait la prétention de vouloir réellement gagner face au patronat.
Pourtant des grévistes fortement mobilisés, il y en a : Continental, Molex, Goodyear, Servisair… mais les grandes centrales syndicales s’entendent pour « ne pas s’entendre » et ça nous vaut des calendriers de luttes différents pour chacune d’elles. Ces luttes sont donc condamnées à l’inefficacité ; et en plus elles lassent les salariés en butte à la crise. Les patrons se marrent. Aucune organisation pour fédérer ces luttes. On nous fait défiler, on nous balade, on nous tend le mégaphone pour mieux nous rendre muets. Patrons et État font passer leurs lois et autres projets, tandis qu’en face les dirigeants syndicaux feignent de taper du poing sur la table, mais font en sorte de ne jamais marquer de point. « Souffler n’est pas jouer », nous dirait un joueur de dames. Un camarade fin gourmet nous dirait, quant à lui, que « deux chapons ne feront jamais une poulaille ».
16 octobre 2009
TAXES,TAXES,TAXES.....

PROGRAMME DU 1er CONSUL :
<<.....Je n’augmenterai pas les impôts, mais au
contraire ferai tout pour les baisser. Je ne vois pas
quelle gloire on peut tirer du fait que nos impôts
sont quatre points plus élevés que la moyenne de
l’Union européenne à 15.>>
DANS LES FAITS :
POUR 2010
Gaz. Pour répercuter la baisse du cours du pétrole, les tarifs du gaz auraient dû baisser de 2 % au 1er octobre, mais ils ne devraient finalement pas changer… afin d'éviter une nouvelle hausse le 1er janvier prochain.
Cotisations retraite. Les cotisations retraite, qui ont déjà augmenté de 0,3 % en 2009, seront relevées de 0,4 % en 2010 et 0,3 % en 2011 pour combler le déficit de l'assurance-vieillesse.
Assurances. La plupart des compagnies d'assurances (multirisques habitation, automobile) ont annoncé qu'elles augmenteraient leurs tarifs dès 2010.
Cigarettes. Dès octobre, le prix des cigarettes devrait augmenter de 6 %, ce qui porterait le paquet à 5,60 € en moyenne. Cette hausse est la première depuis août 2007 (+6%).
Mutuelles. Elles augmenteront du fait des transferts réguliers de coûts de la Sécurité sociale vers les complémentaires.
Taxe carbone : 74€ par foyer et par an
Cette mesure, que François Fillon a rebaptisée la taxe anti-carbone, se portera à un surcoût de 17 €/ tonne, se traduisant par une augmentation de 4,5 centimes/l de fioul et de gasoil, 4 centimes/l d'essence et 0,4 centime/KWh de gaz. Chaque foyer déboursera en moyenne 74 €/an.
Mais le gouvernement se défend d'avoir créé un nouvel impôt, puisque cette taxe sera partiellement compensée '' Les Français vont toucher dès février la restitution de ce qu'ils auront commencé à payer le 1er janvier » a dit hier le Premier ministre. Soit 46 € pour les personnes vivant en zone urbaine et 61 € en zone rurale, plus 10 € par enfant. Le coût réel de la taxe carbone, ne dépassera pas quelques dizaines d'euros par an. Les mieux lotis seront les habitants des centre-villes, et ceux qui utilisent peu la voiture. Au contraire, les ménages résidant loin de leur lieu de travail ou dans une maison seront pénalisés.
Santé
Forfait hospitalier. La part à la charge de chaque patient pour financer le coût de son séjour à l'hôpital passera de 16 € à 18 €. Ce tarif a été relevé de 3 € en trois ans entre 2005 et 2007. Certaines femmes enceintes, les bénéficiaires de la CMU et les accidentés du travail, en sont exonérés.
Déremboursement. Baisse des taux de remboursement de 35% à 15%, pour certains médicaments «dont l'efficacité médicale n'est pas prouvée».
DEPUIS 2007
Taxe pour le RSA (entre 1 et 2 milliards)
Taxe sur les assurances et les mutuelles (1 milliard)
Taxe sur l'intéressement et la participation (400 millions)
Taxe sur les stock-options (250 millions)
Franchises médicales (850 millions)
Hausse des cotisations retraite (150 millions)
Taxe sur la publicité des chaînes privées (incalculable)
Taxe sur les compagnies pétrolières (150 millions)
Taxe pour financer la prime à la cuve (100 millions)
Taxe sur les ordinateurs (50 millions)
Taxe pour copie privée des disques durs externes et clés USB (167 millions)
Taxe sur le poisson (80 millions)
Taxe sur les huiles moteurs (44 € par tonne de lubrifiant)
Taxe sur les imprimés publicitaires (incalculable)
Hausse de la redevance télévision (20 millions)
Contribution exceptionnelle (exceptionnellement reconduite chaque année depuis... 1991) sur les ventes en gros de produits pharmaceutiques (50 millions)
Taxe sur la téléphonie et internet (80 millions minimum)
Taxe sur les grosses cylindrées (malus auto annualisé : 160 € par an par auto)
Chèque transport (pas de plan de financement pour l'instant)
edito Monde Libertaire

Editorial du Monde Libertaire # 1568 du 15 au 21 Octobre 2009
Glanées sur les ondes et des papiers journaux qui ont échappé aux épluchures de pomme de terre, quelques nouvelles fraîches à défaut d'être surprenantes. Un fromage râpé avec seulement 20 % d'emmenthal, dénoncé au vu du code barre par une de ces si humanistes « caissières électroniques ». 63.7 % des Irlandais votards se sont fait avoir. Un Somalien venu déposer des fonds à sa banque est adroitement retenu par un caissier malin, le temps que les condés viennent le jeter en camp de rétention. 18 % de plus de macchabées sur les routes. La Tolérance-zéro ne suffit plus. Que faire ?
On pourrait p'têt obliger les gens à aller au talbin en bus et à acheter des 4x4 puis à rouler sur des circuits payants pendant leur RTT. Xavier Darcos enfourche son bidet de chevalier blanc contre la « souffrance au travail ». La souffrance va bientôt être interdite et les chialeurs punis d'amende. Cynisme absurde. Comme si les médias et lui ne savaient pas que les méthodes managériales et l'appétit de profit en étaient responsables ; au XVIIe siècle on appelait ce genre de posture hypocrite un « cautère sur une jambe de bois » ; on dit aujourd'hui un titata. Le Bienfaiteur, élu sur des promesses de ne créer aucun impôt, doit reconnaître comme le lui suggèrent les pétroliers, que la taxe-carbone déboule sur une augmentation du précieux litre à la pompe d'au bas mot 10 % en 2010.
Encore un coup de ces salops d'écolos ! F. Mitterrand, contorsionniste libéral et globe trotter fripon, arrive à réconcilier sur son dos Léo Hamon et Marine Le Pen. On fête à grand bruit l'anniversaire de la chute du mur de Berlin. La démocratie, c'est pas au point mais y'a rien de mieux ! A quand l'anniversaire de la fin de l'économie de marché, de l'abolition du salariat, de la révolution autogestionnaire ! Finkielkraut, l'universitaire qui rit quand il se brûle, se lâche sur Radio-Paris ; empesé de morgue élitiste, il pourfend la populace illettrée. La bouche gourmande et le reste à l'avenant peut-être, il s'offre en martyr, tel Bambi, tel Polanski, à la justice des peuples ignares et ennemis de la Kulture.
Barack Obama, enfin, reçoit le Nobel de la Paix pour ses vastes promesses et contre pas mal de lobbies à fric. Dans cette caverne glauque qui sue l'angoisse et la rapacité, quel archéologue du futur, à la lueur d'une bonne vieille lampe à acétylène (il n'y aura plus d'électricité nucléaire depuis belle lurette), découvrira comme autant de gravures rupestres les excès de cette drôle de triste époque ? Lui qui aura sans doute connu les effets jubilatoires d'une révolution apocalyptique ou mieux d'un chambardement à base de solidarité et d'action directe, lui qui aura appris à lutter sans dominer.
14 octobre 2009
HORTEFEUX : Edwige bis
Lu sur BUG BROTHER
Alors que l’on attend, depuis plus d’un an, le décret d’application d’Edvirsp (pour “Exploitation documentaire et de la valorisation de l’information relative à la sécurité publique“), qui devait remplacer le fichier Edvige, France Info révèle ce matin que Brice Hortefeux n’attend plus que le feu vert du Conseil d’Etat pour créer deux nouveaux fichiers, dont une “version édulcorée” d’Edvige, censée répondre aux incidents survenus ce week-end à Poitiers.
La suite...
JEAN SARKOZY : L'EPAD qui cache la forêt
l
Le petit prince avant son passage chez le merlu
Déjà beaucoup de choses écrites et entendues depuis l'annonce de la future "candidatelection" de Jean S. Prince de Neuilly et des hauts-de-seine à la tête de l'EPAD.
Je passerai donc sur la leçon de morale faite hier devant les lycéens par son altesse sérénissime sur la valeur du travail et saluant l'oeuvre de Napoléon avec la création du lycée sensé abolir les passe-droits au regard de l'éducation et de la promotion sociale.
Ou encore point besoin de vous rappeler avec délectation ce court extrait du discours d'investiture du candidat Sarkozy devant l'UMP réunie :
<<...La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences. C’est celle dans laquelle l’Etat est impartial. Si l'Etat veut être respecté, il doit être respectable. Je ne transigerai pas. Pour certains postes il ne doit pas y avoir de nomination sans qu'au préalable celui que l'on envisage de nommer ne soit contraint d'exposer ses vues stratégiques pour l'entreprise ou l'organisme qu'il veut présider. Et de surcroît cette nomination doit être ratifiée par un vote des commissions parlementaires concernées. Le fait du prince n'est pas compatible avec la République irréprochable.>>
Non pas la peine de revenir ce qui est devenue monnaie courante avec notre tout petit père des poeples.
La méthode reste la même : dénoncer haut et fort,parfois en même temps,ce que dans les faits on pratique sans limite aucune.Tout ça est devenue l'écume du Sarkozysme.
Aucune urgence à faire gentiment démissionner l'actuel président de l'EPAD Devedjian sauf celle de l'Elysée où ce dernier semble perdre tout doucement la confiance du n°1 depuis le coup de Jarnac du Conseil Général 92 en 2008.Nonobstant la limite d'âge l'empêchant de rester Président (en 2011 !!! ) il aurait pu rester administrateur.La loi le permet.
Aucune urgence à faire démissionner Hervé Marseille ,co-administrateur avec Devedjian.La compensation bien méritée n'a d'ailleurs pas attendue les récents événements :H.Marseille a été nommé au Conseil Economique et Social par un décret signé de N.S le....15 juillet 2009.
Non aucune urgence sinon celle de 2012.La manne financière représentée par La Défense et sa future expansion : rendez vous sur le site de La Défense pour voir les projets pharaoniques prévus.
Comment imaginer que ce département du 92 'fief du président',qui va voir arriver sur son territoire des hectares de bureaux va vouloir ,via ses futurs barons laissera passer l'occasion d'activer des soutiens financiers pour la campagne de 2012 ?
La tonne de fumée créée dans la polémique par la compétence avérée ou pas du petit prince ne sert qu'à éviter des sujets beaucoup plus douloureux sur le fond.
Budget du 92 : 1 685 920 000 €
Z€LaST
08 octobre 2009
Monde Libertaire / Edito

Editorial du Monde Libertaire # 1567 du 8 au 14 Octobre 2009
Comment va le monde… il va ? Entre les catastrophes naturelles et les désastres politiques, le tableau n’est guère réjouissant. En Allemagne, Angela Merkel, chancelière victotieuse, va gouverner avec des « libéraux renforcés ». Est-ce que c’est mieux, l’aventure forcée avec l’ouverture tous azimuts de notre zébulon élyséen ? Celles et ceux qui choisissent régulièrement le goût de la sauce avec laquelle ils sont mangés, le savent peut-être, nous non.
Ce qui semble sûr, selon les spécialistes, c’est que le baron français de la distribution, Carrefour, envisage de se retirer du Brésil et de la Chine. Tiens, serait-ce une conséquence de la énième revisitation du Parti communiste chinois qui endosse une fois de plus de nouveaux habits ? La république a 60 ans et les dictons du Grand Timonier a fait place à un « capitalisme sous contrôle » ou plutôt une dictature « modernisée ». Nous avons ici le choix des appellations, celles que ceux qui vivent dans l’Empire du Milieu ne peuvent que subir… et y résister !
Dans notre Hexagone, il y a aussi du pain sur la planche. Le budget 2010 présenté par le gouvernement aggrave la casse de la Fonction publique. Les entreprises et les plus aisés reçoivent quelques cadeaux fiscaux (49 milliards d’euros) tandis que 34 000 postes supprimés font attribuer à l’État français la médaille d’or du chômage. Vu que le mouvement syndical européen est, trop souvent, en dessous du niveau de la mer, le Parlement européen se sent les coudées franches. L’allongement du temps de travail des routiers irait jusqu’à 86 heures (56 jusqu’ici). Les syndicats de salariés (regroupés au sein de la Fédération européenne des transports) auraient intérêt à se retrousser les manches…
Sans être trop pessimiste, on peut noter que l’accent des médias est mis sur le nouveau slogan « Construire le rassemblement de la gauche sur les réalités populaires ». Nous croyons plutôt que les affaires et l’avenir de celles et ceux qui constituent le monde du travail ne passent pas par les urnes électorales. Il serait temps, à défaut de la marmite, de renverser la tendance.
07 octobre 2009
SINE HEBDO : au sol...

à se rouler par terre !!!