10 septembre 2008
RSA 4ème
4 bonnes raisons de s'opposer au revenu de solidarité active
Le
nouveau revenu de solidarité active que prépare Martin Hirsch,
commissaire aux solidarités actives, est pavée de bonnes intentions :
remédier aux « trappes à inactivité » que sont le RMI et les 8 autres «
minima sociaux », puisque les chômeurs qui en bénéficient voient leur
revenu baisser quand ils reprennent du travail ; simplifier nos trop
nombreuses allocations ; expérimenter une allocation avant de la
généraliser.
Le RSA (revenu de solidarité active) est donc expérimenté pendant une durée de 3 ans dans 34 départements. Le but est de permettre aux chômeurs reprenant un travail de voir leur revenu augmenter de 60 à 70 % de leur nouveau salaire.
Actuellement un RMIste qui reprend du travail perd non seulement le RMI mais aussi la CMU complémentaire, l’exonération de taxe d’habitation, de redevance audiovisuelle, de CSG-CRDS, une réduction sur sa facture de téléphone, et différentes aides locales, comme la gratuité des transports, des tarifs spéciaux de cantine pour ses enfants, des aides pour la crèche, la prise en charge de l’eau, du gaz et de l’électricité (de 30 à 50 %), la garde d’enfants pendant sa formation, des tickets loisirs, la suspension de ses dettes fiscales, des aides pour le permis de conduire, des distributions de nourriture et de vêtements. Il perdra sans doute aussi son « microcrédit professionnel » de 3 000 euros et le paiement de ses loyers par le Fonds de solidarité pour le logement.
Certes il va bénéficier de la « prime de retour à l’emploi » de 1 000 euros, des primes d’« intéressement » de 225 euros par mois (pour un couple) versées pendant un an à ceux qui reprennent un emploi et de la prime pour l’emploi. Les effets de ces allocations incitant à reprendre un travail n’ont pas été jugés convaincants, bien que la PPE, qui bénéficie à plus de 9 millions de ménages, coûte plus de 4 milliards d’euros par an aux contribuables. Martin Hirsch a donc proposé de créer une allocation supplémentaire, le RSA, qui sera versée sans limite de temps et devrait être plus incitative à la reprise d’un travail. Il remplacera en les complétant 2 de nos 9 minima sociaux : le RMI et l’API (allocation de parent isolé). La « prime de retour à l’emploi » de 1 000 euros restera versée, ainsi que la PPE, mais les primes d’« intéressement » devraient être supprimées. Le calcul du RSA tient compte des prestations familiales.
4 bonnes raisons de s’opposer au revenu de solidarité active
1) Les aides des collectivités locales aux chômeurs RMIstes sont si variées et mal connues que le calcul du RSA n’en tient pas compte. Martin Hirsch en a déduit qu’il devait être élevé, pour compenser ces pertes : « Il faudra être suffisamment incitatif pour que les autres aides connexes ne neutralisent pas les effets [du RSA, NDLR] » a-t-il dit à l’Assemblée. Or Pierre Méhaignerie y a déclaré que les aides des collectivités locales aux chômeurs représentent 300 à 400 euros par mois. Le RSA, prévu de 100 à 200 euros par mois, ne compensera donc pas leur perte.
2) Le RSA, décroît au fur et à mesure que le revenu augmente. Ainsi, pour un RMIste célibataire qui reprend un travail, il n’est plus versé à partir d’un salaire net de 1 300 euros par mois. Mais, comme le RMI et l’API, il dépend du nombre d’enfants. Ainsi, pour un couple ayant 10 enfants, si l’un des deux parents reprend un travail, le RSA sera versé jusqu’à un salaire de 2 527 euros par mois, auquel s’ajouteront des allocations familiales de 1 482 euros. Ce ne sera plus vraiment un travailleur pauvre, sauf pour les statisticiens qui fixent encore plus haut pour cette famille le seuil de pauvreté
3) Les RMIstes qui reprendront un travail recevront le RSA. Ils gagneront ainsi plus que les salariés qui font le même travail mais n’ont pas eu la chance d’être mis au chômage. Comment peut-on prôner une telle injustice ? Martin Hirsch répond qu’il faudra raccourcir l’expérimentation, pour que ces injustices ne durent pas trop longtemps, et qu’il faudra verser le RSA à tous les salariés à faible salaire, en le calculant comme s’ils avaient été au RMI le mois précédent. Ainsi le RSA sera-t-il versé sans aucune limite de temps à plus de 4 millions de personnes, dès la fin de l’expérimentation.
4) Le RMI et les autres prestations sociales font l’objet de fraudes considérables : ils sont versés au vu de déclarations de revenus trimestrielles « sur l’honneur » qui ne sont pas sérieusement contrôlées. D’après la Cour des comptes, « sur un échantillon de 429 déclarations, les trois quarts… présentaient des anomalies » Le RSA, versé comme le RMI par les caisses d’allocations familiales au vu de simples déclarations sur l’honneur, sera lui aussi fraudé. Rien n’est prévu pour son contrôle.
Vu sur: www.contribuables.org
04 septembre 2008
RSA 3ème
Pendant la lecture : il est nécessaire d'écouter le morceau situé en fin de texte.merci
Une taxe de 1,1% qui touchera la classe moyenne
Contrairement
à ce que laisse entendre l'Elysée, la taxe de 1,1% sur le capital n'est pas une
taxe payée par les plus riches pour aider les plus pauvres. Derrière le terme
de "capital", Nico 1er inclut certains placements comme l'assurance
vie. Or, selon les dernières statistiques de l'INSEE qui datent de 2004, un
tiers des ménages ont une assurance-vie. La taxe va donc toucher un peu plus de
12 millions de Français. Et ce n'est pas tout, toujours selon l'INSEE, plus de
50% des ménages ont un placement (assurance-vie, assurance-décès, épargne
retraite volontaire, etc.). La surtaxe de 1,1%, si ces modalités d'application
restent en l'état, touchera donc de plein fouet la classe moyenne, tout en
épargnant les plus riches.
Incluse dans le bouclier fiscal, cette taxe ne sera
pas payée par les plus riches
Le bouclier fiscal voté en juillet 2007, interdit à l'Etat de ponctionner plus de 50% des revenus d'un individu. Ce dispositif avait été perçu à l'époque comme un cadeau pour les plus riches : les impôts étant progressifs, les plus hauts revenus payaient des impôts dont le montant dépassait souvent plus de 50% de leurs revenus.Le Connétable Martin Hirsch souhaitait que la taxe de 1,1% soit bien payée par tous ceux qui ont un patrimoine. Or, en l'incluant dans le bouclier fiscal, le président de la République a fait le choix d'en exempter les plus riches : tous les bénéficiaires du bouclier fiscal qui sont déjà au maximum du niveau d'imposition autorisé (50% du revenu) ne paieront pas cette taxe de 1,1%.
Découvrez Coluche!
RSA 2ème
Pour financer le Revenu de Solidarité Active, Nicolas Sarkozy a décidé de taxer les revenus du capital (patrimoine, assurances vie) à hauteur de 1,1%. Les libéraux de l'UMP ont protesté contre cette nouvelle taxe. La gauche a dû reconnaître que ce mode de financement était le plus approprié et correspondait bien à l'esprit du RSA : les plus riches financent une aide pour les plus pauvres. Mais dans les faits, ce n'est pas le cas. Non seulement les plus riches vont en être exemptés, mais l'Etat pourrait bien renflouer ses caisses en récupérant près d'un milliard d'euros sur cette taxe grâce à un décalage du calendrier : la taxe s'applique dès le 1er janvier 2009 alors que le RSA n'entre en vigueur qu'en juillet 2009............
28 août 2008
RSA : Revenu Sarkozien de l'Arnaque
OK.Notre petit timonier taxe le 'capital'.
J'en ai marre de rabacher qu'il nous prend pour des bourricots......................
Taxer a hauteur de 1,1% les bénéfices des revenus du capital quand il vient de faire un cadeau de 13 milliards avec son bouclier fiscal,c'est vraiment du grand foutage de gueule !
Je résume et je m'engage.........
Suppression de l'ISF : plus onéreux à collecter que son montant global
Réelle refonte du système français
Taxation des plus-values boursières à 1%
Et là mes pépères : plus d'impôts sur le revenu,la sécu en méga bénéfices.........
Mon Empereur ,t en veux des idées ? J'en ai encore des tonnes.
Z€LAST




