02 novembre 2009
GRIPPE A : pas convaincu les français
LIBERATION :
22 janvier 2009
SECRETAIRE D'ETAT A L'ENVIRONNEMENT : OUF !
NOUVEL OBS :
AGRICULTURE
OGM : Bruxelles relance les procédures d'autorisation
NOUVELOBS.COM | 22.01.2009 | 16:00
En décidant de relancer ces procédures, la Commission européenne veut forcer la France à lever la "clause de sauvegarde", adoptée pour cesser la culture du maïs transgénique.

Un champ de maïs transgénique (AFP)
La Commission européenne a relancé, mercredi 21 janvier, le conflit avec les pays de l'Union européenne (UE) sur les OGM avec le lancement de procédures d'autorisation pour la culture du maïs transgéniques et une démarche visant à obliger la France à lever ses mesures de sauvegarde. La décision qui a été prise mercredi par la Commission, n'a fait l'objet d'aucune annonce, a reconnu son porte-parole, Johannes Laitenberger. "Elle a été prise sur une base scientifique -un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui assure que les OGM ne présentent aucun risque pour la santé humaine ni pour l'environnement- et du droit qui doit être appliqué", a-t-il expliqué."Dicter sa position"
L'organisation Greenpeace a dénoncé cette démarche. "La Commission essaye de contourner les gouvernements européens et de dicter sa position favorable aux OGM", a lancé un responsable, Marco Contiero.
Divisés sur les OGM, les pays de l'UE ont adopté en décembre 2008 une série de mesures pour les encadrer. Ils ont notamment conseillé de ne plus baser les autorisations sur les seuls avis de l'Efsa, mais d'impliquer les organismes nationaux dans les expertises. Les procédures lancées jeudi par la Commission visent à autoriser la culture des variétés de maïs génétiquement modifiés BT 11 de la multinationale Syngenta et BT 1105 du groupe Pionner-Dow.
Soumis à un vote
Elles s'attaquent également à la "clause de sauvegarde" adoptée par la France pour arrêter la culture du maïs OGM MON810 de la multinationale Monsanto, car l'l'Efsa l'a jugée "non justifiée". Les mesures identiques adoptées par la Grèce et la Hongrie sont également mises en cause par cette décision. Deux comités de l'UE ont été saisis mercredi et ils devront se prononcer sur les décisions de la Commission.
"Si les votes sont positifs, les OGM vont sur le marché", a indiqué la Commission. Sinon, l'arbitrage reviendra aux Etats membres et la décision sera prise à la majorité qualifiée.
Le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas avait initialement refusé l'autorisation de cultiver ces maïs génétiquement modifiés, mais après le nouvel avis de l'Efsa, il n'a pu s'opposer mercredi au lancement des procédures, a souligné son entourage.
HEUREUSEMENT !!!!!!! Nico 1er a la parade.....
<< Chantal Jouanno, une énarque de 39 ans proche de Nicolas Sarkozy, a été nommée secrétaire d'Etat à l'Ecologie dans le gouvernement français en remplacement de Nathalie Kosciusko-Morizet.
Présidente depuis février 2008 de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), elle est de longue date une proche collaboratrice du chef de l'Etat.
Cette mère de trois enfants a été sa directrice de cabinet au conseil général des Hauts-de-Seine entre 2004 et 2006 et aussi conseillère au ministère de l'Intérieur, chargée des questions de développement durable et de la sécurité routière.>>
Nous sommes donc sauvés ! Saluons la décision d'aider à coup de milliards l'industrie automobile le jour de la nomination de Mme Jouanno.Le Grenelle des petits oiseaux a du plomb dans l"aile.Et si ils survivent, les petits oiseaux,vont manger du maïs tout bizarre.
LECTURE : > ;/
Historique de la culture du cannabis
Les historiens s’accordent pour établir l’existence de cultures de cannabis dans la région de Kétama, dans le Rif central, au XVe siècle. Ces cultures remonteraient à l’arrivée des immigrants arabes dans la région, à partir du VIIe siècle.
A la fin du XIXe siècle, le voyageur français Moulieras qui visitait la région, signalait que le cannabis était produit, quoique à un niveau limité, dans la tribu des Beni Khaled. Le sultan Moulay Hassan (1873 – 1894) avait donné l’autorisation de cultiver le cannabis à cinq douars de Kétama et Beni Khaled dans le pays Senhaja. Le cannabis du nord du Maroc était produit pour l’autoconsommation, quoiqu’une part de la production fût aussi destinée à la vente dans d’autres régions du pays. Au XXe siècle, à partir de 1912, le royaume fut séparé en deux zones, l’une placée sous administration française, l’autre sous tutelle espagnole. Dans le cadre du protectorat espagnol sur le nord du pays, l’Espagne permit à certaines tribus de continuer à cultiver le cannabis.
Durant les cinq ans pendant lesquels Abdelkrim maintint dans le Rif un État indépendant (1921-1926), la production de cannabis diminua notablement sous l’influence de ce chef berbère qui considérait que la consommation de cannabis était contraire aux préceptes du Coran. Après la défaite du chef rebelle, les autorités espagnoles consentirent, pour amadouer les tribus de l’intérieur d’Al Hoceima, à la culture du cannabis autour du noyau initial de Kétama.
En 1906, la conférence d’Algerisas avait concédé le monopole des achats et ventes du tabac et du cannabis dans le pays à la Régie Marocaine des Kifs et Tabacs, une compagnie multinationale à capitaux français. Cette compagnie avait son siège à Tanger où étaient transformés le cannabis et le tabac, le kif (mélange de tabac et de cannabis) étant aussi fabriqué dans une usine de Casablanca. Ces préparations étaient destinées à être consommées de manière traditionnelle sur le marché intérieur. En 1926, les Français décidèrent de permettre la culture du cannabis dans une zone au Nord de Fès. Cette expérience, qui ne dura que trois ans, entrait dans le cadre de la politique du Général Lyautey visant à isoler l’expérience révolutionnaire d’Abdelkrim. Elle cherchait en effet à contenter les tribus qui, voisines des régions en rébellion, avaient récemment accepté la soumission à l’administration française.
La Régie contrôlait les terres allouées à la culture du tabac et du cannabis en signant des contrats avec les paysans. Ces contrats garantissaient les prix, les qualités, les méthodes de transformation, les quantités, etc. Mais le cannabis cultivé dans les régions montagneuses du Rif, se trouvant en zone espagnole, échappait au contrôle de la Régie.
La prohibition de la production de cannabis au Maroc sous protectorat français remonte au dahir du 22 décembre 1932. La France, qui avait interdit la production et le trafic sur son territoire métropolitain en 1916, décida de faire appliquer sa législation et ses engagements internationaux en la matière à ses colonies. Le dahir de 1932 interdit donc la culture du cannabis, à l’exception de celui cultivé, sous le contrôle de la Régie, dans le Haouz (plaine de la région de Marrakech) et le Gharb (plaine de la région de Kenitra). Finalement, le dahir du 24 avril 1954 étendit l’interdiction de la culture et de la consommation du cannabis à tout le Maroc sous protectorat français.
Après l’indépendance du Maroc, en 1956, cette prohibition fut étendue à tout le territoire national, zone ex-espagnole comprise. Cette décision fut très mal accueillie par les milliers de petits cultivateurs qui avaient jusqu’alors bénéficié de la tolérance espagnole à l’égard de la culture du cannabis. Le gouvernement marocain décida donc d’autoriser la culture dans un périmètre restreint, situé exclusivement autour du village d’Azilal, au pied du Mont Tiddighine (Province de Al Hoceima). En outre, il décida d’acheter toute la récolte aux paysans pour procéder à son incinération. Cette mesure dut cependant être abandonnée après trois ans, en raison des difficultés financières de la jeune administration marocaine.
En 1958, un certain nombre de facteurs, tels que l’extension à la zone nord du régime forestier du reste du pays, le fort taux de chômage de la région, ou encore la hausse des prix consécutive à l’unification des monnaies, provoquèrent ce que l’on appela la “révolte des montagnes”, matée par l’armée au printemps 1959. Ces évènements amenèrent le gouvernement marocain à tolérer la culture de cannabis comme faisant partie d’une économie informelle permettant aux habitants du Rif de survivre. C’est ainsi que malgré l’extension du dahir de 1954, la culture du cannabis fut tolérée chez certaines tribus du Rif. Les limites des superficies existantes furent cependant maintenues et on essaya d’éviter que le commerce de cannabis ne se fasse de façon trop voyante. Au cours des dix années suivantes, la situation dans les régions productrices ne changea pratiquement pas.
L’extension subséquente des superficies de culture, la transformation du cannabis en produits dérivés (surtout haschisch et huile), l’accroissement des quantités produites et la recherche de marchés extérieurs apparaissent comme le résultat de la rencontre de deux facteurs principaux. Le premier est le développement de la demande européenne de cannabis à partir des années soixante-dix, et le second les difficultés socio-économiques rencontrées par l’économie marocaine en général et la région Nord en particulier.
A la fin des années 70, la culture de cannabis occupait encore une surface probablement inférieure à 10 000 hectares. Mais la demande du marché européen commençait à faire sentir ses effets et les paysans se mirent à augmenter progressivement les surfaces cultivées. La transformation en haschisch, produit destiné au marché extérieur, commença à prendre une importance croissante, le cannabis (herbe) restant destiné au marché local et à l’autoconsommation.
Les années 60 furent caractérisées dans plusieurs régions du Maroc par un exode rural massif, conséquence de la ruine de l’agriculture de subsistance ou de la mécanisation dans certaines zones agricoles du pays. Ces années-là, des milliers de Rifains abandonnèrent le Nord du Maroc à destination de l’Europe, pour travailler dans les mines belges, le bâtiment aux Pays-Bas ou les usines automobiles françaises. Mais, à l’époque de la crise économique de la fin des années 70 et des programmes d’ajustement structurel du milieu des années 80, cet exutoire de l’émigration avait en grande partie disparu en raison des politiques d’émigration restrictives mises en place en Europe. Pour les paysans du Nord du Maroc, possédant peu de terres, ne recevant pas d’aides de l’ État, n’ayant pas accès au crédit et utilisant des techniques agricoles rudimentaires, la concurrence avec l’agriculture modernisée et les importations de produits alimentaires externes était un combat inégal. La culture du cannabis devint alors de plus en plus attrayante, d’autant plus que la demande de cannabis des marchés européens ne cessait d’augmenter. Les réseaux de commercialisation marocains se consolidèrent avec l’aide de trafiquants européens et prirent la place des fournisseurs de haschisch d’autres régions du monde (Liban, Afghanistan, qui étaient alors en guerre).
Cette époque fut marquée par une augmentation rapide des surfaces cultivées en cannabis. Du noyau initial du pays Senhaja (Kétama et environs), le cannabis s’étendit au pays Ghomara (Bni Smih, Bni R’zine, Bni Mansour, etc.) aux Jebalas (Bni Ahmed) et vers Al Hoceima à l’Est (Bni Boufrah, Bni Mesdouj).
Le début des années 2000 semble être marqué par une nouvelle expansion de la culture du cannabis qui gagne maintenant les terres fertiles situées en dehors des zones de culture traditionnelles. Cette extension du cannabis enferme peu à peu une région entière dans une situation dangereuse de monoculture. La monoculture du cannabis a ainsi fait perdre à la ville de Chefchaouen et ses environs leur autosuffisance agricole et alimentaire. Les terres possédées par nombre de familles dans les régions de Ghomaras et d’Akhmas, auparavant consacrées à de nombreuses variétés de plantations et d’élevages, sont aujourd’hui essentiellement utilisées pour la culture du cannabis.
[1] Ce texte est extrait en totalité de : ONUDC/Royaume du Maroc, Maroc. Enquête sur le cannabis 2003, Vienne/Rabat, décembre 2003, pp. 41-42.
09 septembre 2008
550 000 Chaque Jour
La carte d'identité du fumeur de joints
La consommation de cannabis concerne près de 4 millions de personnes en France, dont 1,2 millions d’usagers réguliers (au moins 10 consommations par mois) et 550 000 fumeurs quotidiens. Dans la population âgée de 15 à 64 ans, 3 personnes sur 10 l’ont déjà expérimenté.
C’est bien sûr la drogue illicite la plus consommée en France. Et son usage se banalise, c’est la principale conclusion de l’étude réalisée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.
Si toutes les catégories de population sont désormais touchées, certaines le restent plus que d’autres.
- Localisation. A l’adolescence, les régions de l’ouest de la France sont les plus concernées par la consommation de cannabis, notamment la Bretagne. Les régions Midi-Pyrénées et Alpes-Côte d’Azur présentent aussi des taux supérieurs à la moyenne. Le nord est moins consommateur. A l’âge adulte, la carte est différente : c’est la région Ile-de-France qui se distingue le plus, avec une consommation largement supérieure à la moyenne.
- Sexe. Les hommes consomment davantage de cannabis que les femmes. La différence se creuse avec la régularité de la consommation.
- Age. Malgré la banalisation, le cannabis reste avant tout consommé par les jeunes. La consommation régulière est rare après 35 ans. L’expérimentation est en moyenne réalisée à 15 ans. La moitié des individus de 17 ans ont essayé au moins un joint.
- Profession. Les élèves et étudiants sont très concernés par le cannabis, ainsi que les chômeurs. Parmi les actifs, les moins touchés sont les agriculteurs, les plus touchés sont les cadres. Les personnes avec un niveau de diplôme élevé ont tendance à expérimenter davantage, mais à ne pas devenir consommateurs réguliers.
L’expérimentation du cannabis (le fait de fumer un joint «pour
essayer») avait fortement progressé depuis 1990, mais a tendance à se
stabiliser depuis 2002. En revanche, l’usage régulier continue de
progresser. Il concernait 3,8% des 15-34 ans en 2000, c’est désormais
5,9%.
Prix en forte baisse
Les
consommateurs, de plus en plus nombreux, profitent de ce que le prix de
la résine de cannabis est en forte baisse par rapport à une enquête
réalisée il y a 10 ans : - 27%. Une barrette vaut désormais en moyenne
4 €. Quant à l’herbe, son prix a été quasiment divisé par 2, de 10€ en
1996 à un peu plus de 5€ aujourd’hui en moyenne.
L’étude de
l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies estime enfin le
coût social du cannabis : 919 millions € (prévention, répression,
etc.), soit 0,06% du produit intérieur brut, c’est-à-dire environ 15 €
par habitant et par an.
Aurélie Blondel aurelie@plusnews.fr





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