29 octobre 2008
RAPPORT A CE QU'ON DISAIT..................
Les aveux budgétaires de Bercy
Comme
chaque année, le ministère de l'économie vient de transmettre au
Parlement son rapport 2008 sur la dépense publique. Ses conclusions et
le détail des chiffres qu'il contient montre à quel point le
gouvernement français est budgétairement coincé.
L'investissement ne représente plus que 6,5% des dépenses publiques hexgonales, soit à peine plus que la charge de la dette, qui atteint 5,2%. Une dette publique qui, à la fin de cette année, va dépasser les 1 210 milliards d'euros.
Rapportée au PIB, la dépense publique française est nettement
supérieure à celle de notre principal partenaire économique,
l'Allemagne. Et l'évolution de cette dépense publique, calculée par
Bercy, est instructive. Entre 2000 et 2007, la masse salariale des
Régions, départements et communes a progressé de 5,1% par an, hors
transfert des personnels dus à la décentralisation, alors que la masse
salariale de l'Etat n'a crû que de 2,2%. Toujours hors nouvelles
compétences, les dépenses des collectivités ont augmenté en volume de
3,4% par an. Le
déficit comptable total des établissements de santé atteint cette année
468 millions d'euros, alors qu'il présentait un excédent de 184
millions il y a encore trois ans.
Pour mieux apprécier l'ampleur du désastre encore à venir, deux autres chiffres: un dixième de point de PIB en moins, cela signifie 1,8 milliard d'euros de recettes en moins, et donc 1,8 milliard de déficit en plus. La France, qui depuis deux trimestres est entrée en récession, n'a donc plus guère de chances de respecter le fameux traité de Maastricht: un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB.
L'hebdomadaire "Valeurs actuelles" (23/10), qui consacre sa une à "la France en faillite", en est même à envisager le pire: "A la fin du premier trimestre 2009, nous connaitrons les chiffres exacts de la croissance et du déficit 2008. Nous saurons alors si nous nous dirigeons bien vers une explosion de notre déficit 2009. Moment où la menace de mise sous tutelle de l'Etat français par l'Europe pourrait se préciser". Cet hebdomadaire, bien-pensant, a tort de s'angoisser: d'ici là Sarkozy se sera fait élire président de l'Europe, fort de sa dette et de son déficit budgétaire...
Source: Le Canard enchainé
17 septembre 2008
WOERTH : La blague du jour (n°2)
Eric Woerth : les copains d'abord
Par Nicolas Domenach, pour Marianne2 et l'Édition spéciale de Canal plus. Hier, les bourses du monde entier tanguaient, des banques américaines s'effondraient, des entreprises françaises souffraient… et Eric Woerth recevait ses amis de Facebook pour un gros apéro à Bercy. Quelle zénitude !
Capture du profil Facebook d'Eric Woerth
Eric Woerth a des amis ! Ce qui constitue déjà un événement. Non pas que l'homme soit dépourvu de chaleur, et d'humour, il s'en faut, mais parce que le ministre du Budget et des comptes, par profession, ne saurait… compter des amitiés. Son rôle veut qu'il n'ait pas d'amis. Ses prédécesseurs y ont en général réussi. En particulier Alain Juppé ! Or, voilà que Woerth soignait, sans se cacher, ses « friends », c'est-à-dire ses potes de Facebook... Plus de 200 connaissances virtuelles et bien réelles, réunies pour la première fois. Une première très chic et modernissime, avec vue sur la Seine et les lumières de Paris…
En fait, beaucoup de militants UMP, de collaborateurs et quelques fans du ministre et d'internet. Y compris sa femme, Florence Woerth: ce genre de soirées n'est pas « meetic », mais ça permet au moins aux épouses de voir un peu leurs maris que les tâches ménagères françaises accaparent ! Mais Facebook ne sert pas qu'à rapprocher les couples ministériels. Cela sert à faire du buzz, du bruit. C'est mieux que le blog, que les politiques d'ailleurs pour la plupart négligent, maintenant qu'ils ne sont plus en campagne. C'est plus convivial. Plus américain aussi. Et donc plus sarkozyste. Les ministres d'ouverture, d'ailleurs, ne sont pas à la page. Aucun n'y figure. Par ringardise ? Par culture de gauche de l'écrit, dont ils ne se seraient pas encore totalement dépris ? Bernard Kouchner ne serait donc pas complètement de droite ?
Leurs collègues sarkozystes, en tout cas, rivalisent. Valérie Pécresse a décroché le pompon avec 4882 «friends». Il est vrai que l'élue des Yvelines et ministre de l'enseignement supérieur est déjà en bataille pour les régionales en Île-de-France. C'est important pour elle, et pour la primaire au sein de l'UMP, d'afficher plus d'amitiés que l'autre candidat déclaré, Roger Karoutchi (2796 «friends»). Certains en ont zéro, tel Brice Hortefeux, mais il semblerait que ce soit un faux profil… Éric Woerth lui, en a dénombré précisément 1327. Pas mal. Mieux que Luc Châtel, le porte-parole du gouvernement (107 !). Mais ce dernier se vante d'être répertorié dans 240 vidéos sur DailyMotion et qui auraient été vues 84 000 fois. Voilà ce qui compte, être vu. Et là, Éric Woerth a réussi son opération.
Des chips et des cacahouètes
Même si on ne s'est pas beaucoup amusé, même si on n'a pas chanté, même si on n'a pas dansé, les amis, surtout des hommes, ont attiré les journalistes. Il y en avait presque plus que de «friends». Ainsi, grâce au virtuel prétendument transformé en réel, on faisait encore plus de virtuel. Il est fort ce Woerth. S'il pouvait multiplier les picaillons comme les images… Et en plus, ça ne lui a pas coûté cher. Attention, le ministre des Comptes a bien précisé qu'il avait payé le buffet de sa poche, et que ça lui avait coûté « 800zeuros ». Une affaire, même s'il n'y avait que des chips et des cacahouètes. Vous voyez qu'il est capable de faire baisser les prix. De fournir de l'image « in » pour pas cher !
Mauvais cadrage
A propos d'image, vous avez peut-être été étonnés, vous aussi, par celle du président de la République lançant de l'Elysée, « un avertissement solennel » aux pirates des Somalies. Le ton résolu, martial, était de circonstance. Le regard était impérieux, parfait. Les maxillaires battaient du tambour, à merveille. Les mots et les yeux roulaient tambour… Mais sa majesté tonnante était bordée sur les côtés gauche et droit de l'écran de deux épaules non identifiées comme des serre-livres mal ajustés. Ce n'était pas des anses de potiches, encore que….
Il fallait attendre un long moment avant de découvrir par un plan large à la fin du propos présidentiel que ces épaules appartenaient l'une au Premier ministre François Fillon, l'autre au chef d'état-major des armées, Jean-Louis Georgelin. Des faire-valoir muets et mal cadrés, gênés, qui dansaient d'un pied sur l'autre en attendant que ça se passe. Il faudra que le service de communication de l'Elysée revoie le cadrage, sinon on croira que le chef de l'État, chef des Armées, chef de l'Intérieur et de l'Extérieur, chef de tout et du reste, est mal entouré ! Certains prétendraient même que ces images donnent l'illustration accablante d'un hyper-pouvoir personnel. Des mauvais esprits…
Mercredi 17 Septembre 2008 - 17:09
Nicolas Domenach
16 septembre 2008
WOERTH : La blague du jour
TOUJOURS IMPAYABLE & JOVIAL......APPLAUDISSEZ ! ! ! !
Déficits publics: Woerth croit (malgré tout) à l’équilibre en 2012
Eric Woerth, ministre du Budget (Reuters).
Encore un ravage du passage de l'orage de grêle Benoit qui a traversé la France : Eric Woerth CROIT !!!!
Hosanna aux plus haut des cieux,il a trouvé la foi économique............
Z€LaST
11 septembre 2008
WOERTH : HISTOIRE DROLE
«Les prélèvements obligatoires ont baissé»
.

Éric
Woerth : «Notre politique, c'est tout le contraire de l'augmentation
des prélèvements obligatoires, c'est l'accélération des réformes !»
Crédits photo : Le Figaro
Taxe sur l'internet,taxe écologique,taxe pour le RSA,taxe sur les disques durs (et oui....),taxe......
C'est tout simplement ahurissant.
10 septembre 2008
COUR DES COMPTES : tacle aux oreilles !!!!
Sécu: la Cour des comptes épingle les exonérations de cotisations aux entreprises

Philippe Séguin, premier président de la Cour des compte (Reuters).
La suite..................
16 juillet 2008
CALCULATRICE

Le Trésorier Général de sa Majesté,Le Vicomte de WOERTH ferait pas mal,lui et ses potes de s'acheter une ou même des calculatrices ; premier élément :
En 2007, 15 000 contribuables ont été concernées, mais pas dans les mêmes proportions
En 2007, 15 000 contribuables ont été concernés par le bouclier
fiscal. En moyenne, ils ont reçu un chèque de 16 100 euros. Selon
l'administration fiscale, "74 % des bénéficiaires du bouclier
fiscal peuvent être considérés comme des ménages modestes, ayant un
revenu inférieur à 42 000 euros en 2006 et n'étant pas concernés par
l'ISF"
. Sauf qu'il y a de fortes disparités dans les remboursements
: sur les 14 981 indemnisations acceptées, près de 9 300 portent sur
des remboursements inférieurs à 800 euros, tandis que quelque 5 700
concernent un montant supérieur. Vu que la mesure a coûté 241 millions
d'euros en 2007, le calcul est facile à faire. Les 5 700 contribuables
qui ont reçu un chèque supérieur à 800 euros ont reçu en moyenne un
chèque de... 40 975 euros. Or, toucher un chèque de 800 euros et en
toucher un de 40 975 euros, ce n'est pas vraiment la même chose. Le
coût de la mesure se concentre donc sur les contribuables dont les
patrimoines sont les plus élevés.
2ème élément :
Nouvelle dégradation du déficit commercial français en mai
Le déficit français s'est creusé à 4,738 milliards d'euros, plus qu'attendu, contre 3,739 milliards d'euros le mois précédent. Malgré des ventes d'Airbus soutenues, les exportations ont encore baissé, tandis que les importations sont reparties à la hausse.
![]() Le déficit commercial français s'est encore creusé en mai. |
Les exportations ont diminué à 34,719 milliards d'euros (contre 35,313 milliards un mois plus tôt), tandis que les importations ont augmenté à 39,457 milliards (contre 38,052 milliards), après trois mois de baisse. La France a vendu en mai vingt Airbus qui lui ont rapporté 831 millions d'euros, après vingt-deux avions pour 1.112 millions d'euros en avril.
Sur les cinq mois de janvier à mai, le déficit cumulé atteint 18,696 milliards d'euros contre 12,188 milliards au cours de la même période de 2007.
A part ça,tout le monde va bien chez vous ?






